Supernatural

Je suis un grand fan de la série « supernatural ». Il était logique que j’utilise un épisode pour une artisterie. Mon choix s’est porté sur l’épisode 6 de la saison 4 où l’un des personnages principaux est poursuivi par un petit caniche – vous vous dites que cette description ne valorise pas la série TV, vous avez tort – le long travelling sur une rue humide m’a tapé dans l’œil. Il ne dure que quelques secondes. Objectif : le faire durer presque une minute.

Capture de la vidéo, montage rapide avec ralenti et sens inverse… hop là une oeuvre en ligne pour « less is easier » .


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Les devinettes

Avec mon projet « Less is easier », j’ai un petit jeu avec mes collègues de bureau ou mon entourage proche. Il s’agit de simples devinettes . Exemple avec l’œuvre # 0135.

Cliquez ici pour visionner. Je donne souvent plusieurs indices. Si on tend l’oreille, on peut entendre les murmures de Fabienne, une collègue du troisième étage. Couleurs jaune et orange. Bruit d’un moteur. Vous avez deviné ? il s’agit des tables situées devant la machine à café de mon travail.

Quoi de plus merveilleux que de faire glisser un environnement professionnelle vers le domaine artistique…


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For Pouic

Tout commence  le 20 avril. Je souhaite l’annif de Pouic via Facebook. On se lance dans une petite discussion :

- Thanks Bobig. As-tu retrouvé ton enfance au fait ?
- Toujours pas , tu veux une petite artisterie pour ton birthday ?
- ‎Voui j’aimerais bien une photo scrabble avec inscrit POUIC (je te paye le tirage, si si)
- Ok je te fais ça mais free art !!!

Nous sommes le 25 mai,  je n’ai toujours pas pondu l’artisterie. Certains pensent que c’est un défaut, pour moi c’est une qualité. je prends mon temps sans aucune contrainte. Je laisse murir l’artisterie et je la cueille quand elle est prête. C’est le cas aujourd’hui pour Pouic. Comme demandé je me suis basé sur mes acronymos. Le résultat : un petit triptyque que je vais encadrer et envoyer à Pouic. A moins qu’elle accepte une petite bouffe où je lui donnerai en main propre.


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9 mois

Un simple article d’autosatisfaction. Cela fait neuf mois que j’ai commencé mon projet « Less is easier ». Je le fais évoluer jour après jour en y prenant énormément de plaisir.

En furetant dans les archives, je trouve l’ensemble de mes artisteries bien équilibrés. Je pense que c’est la première fois depuis des années où j’apprécie ce que je fais. Je croise les doigts pour que cela continue.


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Body art douillet

J’ai toujours été fasciné par les artistes utilisant leurs corps. Plus jeune, je m’étais acheté un livre sur Rudolf Schwarzkogler. Un performeur autrichien se photographiant avec des bandages, des poissons éventrés… Cela créait un malaise qui me plaisait bien.

Un peu plus loin dans la souffrance, il y avait Gina Pane qui mutilait son corps dans des performances.

Je rêvais à mon tour de me faire subir toutes sortes de tortures raffinées pour exprimer un art extrême mais j’ai très vite rencontré un problème insoluble : Je suis douillet. En 2009, j’ai donc pondu cette artisterie qui montre très bien mes limites de performeur


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En farfouillant dans les archives du web, j’ai retrouvé ce petit texte pondu sur une liste de diffusion dont j’ai oublié le nom (GFIV je crois…). A l’époque, j’avais demandé aux abonnés de la liste d’écrire une critique sur ma démarche artistique. Je n’ai eu qu’une seule réponse. Si mes souvenirs sont justes. ce texte a abouti à une discussion stérile dont seul internet a le secret. Voici l’article, il date de 2003. ça ne nous rajeunit pas.



De la gratuité

« L’offre marchande d’un produit ou d’un bien, c’est la règle d’or des sociétés capitalistes. » Tetsuya Ozaki

Il n’y plus guère de monde pour se risquer à donner une définition de l’art. Certains artistes ont toutefois la capacité de nous aider à y voir plus clair. Parce qu’il a su éliminer ce qui n’était pas indispensable (l’argent, les marchands, les intermédiaires) et conserver ce qui est indispensable (un créateur, une œuvre, un public), Bobig est de ceux-là. Comment rendre accessible l’oeuvre sans tomber dans le marché ? A cette question cruciale Bobig a trouvé une solution à peu près sans défaut et en constant progrès technique : Internet.
Les discours officiels de légitimation visent à accréditer l’idée selon laquelle il existerait des net-artistes qui utiliseraient les ressources spécifiques du médium alors que ceux-ci se contentent de transporter sur le web leur petit arsenal d’artistes en quête de reconnaissance institutionnelle. Bobig, lui, a su se saisir d’Internet pour redéfinir radicalement la création artistique dans son rapport au public – habituellement soumis aux lois du marché. Il lui a suffit d’introduire un élément à proprement parler révolutionnaire (je pèse le mot, dans sadésuétude programmée comme dans son emphase) : la gratuité. Pourquoi les autres n’y ont-ils pas pensé ? Parce que la gratuité est la négation du marché de l’art que ces net artistes rêvent de rejoindre d’une manière ou d’une autre.
Le monde de l’art en tant que marché, tend à se perpétuer à l’identique (en digérant Internet comme il a digéré l’art corporel ou la vidéo). Mais, c’est son point faible, il suffit d’un contre-exemple, pour qu’il apparaisse dans son absurdité. Pourquoi payer ? Pourquoi vendre ? Pourquoi un vendeur(galeriste) ? Pourquoi des professionnels chargés d’identifier l’art(institutions) ? Le doute qui s’insinue au contact de l’artiste Bobig est,on le voit, assez dévastateur et, est-il besoin de le souligner, salutaire.
Pour justifier leur existence, les institutions et le marché en appellent souvent à la médiocrité de ce qui se produit en dehors ou sans eux. L’argument ne vaut pas en ce qui concerne Bobig. Photographie, vidéo, peinture : son art est pleinement de son temps. Sa force émotionnelle, son impact esthétique, frappent de prime abord l’internaute débarquant sur son site. Y a-t-il un lien entre ces qualités et la situation d’outsider choisie par l’artiste ? On peut se poser la question, comme d’autres le firent à propos de l’art brut. Bobig ne crée pas pour faire carrière, pour faire fortune ou dans le but d’obtenir une quelconque consécration. Il crée parce qu’il ne peut faire autrement.
Les artistes de cette nature sont l’exception. Le plus souvent, ils sont décimés par la machine à formater qui tourne à plein régime, à l’université comme dans les écoles d’art. Les rescapés étaient jusqu ‘à présent repoussés dans le hors champ de la non visibilité.
Bobig a pris une décision dont il mesure la radicalité. Il se tient, de manière assez héroïque, sur une position qui tient, à première vue,de l’abnégation et du renoncement. Pourtant, en distribuant gratuitement ses œuvres via Internet, en les (aban) donnant, Bobig effectue un geste de libération vis-à-vis de la règle d’or des sociétés capitalistes. En effet, le collectionneur ou l’amateur se trouvant en possession d’une œuvre del’ artiste vit une expérience sulfureuse et implicitement condamnée : il contemple une œuvre (photographie, un dessin, une peinture, etc..) qui a échappé à son destin de marchandise.
La gratuité, qui a trait à l’enfance, au jeu, au don et à la jouissance, devrait constituer la règle d’or naturelle de l’art. En adoptant une oeuvre (aban)donnée par Bobig, vous démontrez concrètement, dans cette sphère hautement symbolique, que l’offre marchande d’un produit ou d’un bien n’est pas une fatalité.

Patrick François


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Conditions de tournage

Armé de mon iphone, je me retrouve dans la cuisine filmant l’ombre projeté d’une fenêtre sur le frigidaire.

Malgré la simplicité du film, je peux vous dire que mes conditions de tournage n’étaient pas évidentes. voici un petit montage explicatif :

Quand je vois le résultat, je me dis que je reviens de loin. L’ensemble fait super sérieux. Je suis fier d’avoir traversé cette épreuve mais je ne ferai pas ça tous les jours


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