Biographie

1968 : Naissance le 28 septembre de MARIE Eric à Noisy le sec (Seine saint denis) à 8h30 du matin.

1973 : première œuvre : un portrait de sa mère conçu avec des nouilles.

1976 : prend conscience que son grand-père, qu’il n’a jamais connu, était peintre et décorateur à l’Athénée. Idéalise ce personnage.

1978 : premiers contacts avec l’art. Découvre le dessin à travers une émission télévisée éducative (comment dessiner achille Talon ?). En classe de CM1, il découvre qu’avec le dessin, il peut devenir le centre d’intérêt.

Visite du Louvre avec son école, rencontre un peintre qui étale des grosses taches de peinture sur une toile, cela ne ressemble à rien. Malgré sa timidité, il pose une question au peintre :

– vous peignez quoi ?

– la lumière…

1980 : fait de la bande dessinée. En lisant les numéros d’Actuel et d’autres magazines, découvre le style de crumb et de gotlib. Il essaie d’apprendre à dessiner en copiant ces deux styles. Seul problème, il ne parvient jamais à terminer une histoire (par lassitude, découragement ou feignantise) Il rencontrera toujours ce problème dans l’avenir. A cause de ce défaut mais aussi par paresse il finira par préférer l’idée à l’œuvre.

1981 : continue sur la voie de la bande dessinée. Veux se teindre un triangle bleu sur les cheveux (comme Alain maneval, présentateur d’une émission rock) mais se heurte au refus de sa mère.

1983 : voit le film « wargames ». Il est fasciné par le héros qui utilise un modem pour pirater des grandes institutions américaines. Premier contact avec l’idée du réseau.

1985 : décide de faire de la peinture. Attache trop d’importance au savoir-faire. Essaie de faire des peintures léchées qui charment l’œil ou de se trouver un style original. De nombreuses peintures sont faîtes et aussitôt jetées.

Œuvres :

  1. Autoportrait sur carton à la chuck close après avoir emprunté un livre sur l’hyperréalisme. Il utilise des nuances de gris de Payne et réalise qu’il fait du sous-Jacques monory.

  2. Tentative de copie d’un tableau de dali. Trop long à faire, il se lasse

  3. Peinture style Picasso sur papier journal assemblé avec du scotch.

  4. Peinture monochrome sur toile grand format.

    Conclusion de ces tentatives picturales : les peintures léchées lui demandent trop de travail et lui donnent peu de plaisirs. La recherche d’un style personnel échoue totalement.

    Eric Marie se cherche un style. Et cela l’ennuie. L’art l’ennuie…

    A la même période, il apprécie de plus en plus les jeux vidéos et les romans de science fiction.

    1986 : A cause de ses notes déplorables en mathématiques, se dirige vers des études arts plastiques (par facilité)

    Rencontre avec son professeur de dessin (monsieur GENTIL) Ce dernier apprend l’histoire de l’art de Courbet jusqu’à nos jours à ses élèves. Eric Marie apprécie Marcel Duchamp ainsi que l’art des années 60 70 Il est fasciné par Kurt Schwitters, Francis Picabia, Arthur Cravan. Eric Marie reprend goût à l’art, à la provocation qu’il engendre.

    Œuvres :

  5. Toile avec mélange peinture acrylique blanche + sperme.

  6. Dessins avec son sang (d’une nature douillette, il a profité d’une coupure au doigt.

  7. Veut faire un grand format avec une multitude de petites toiles

    Toutes ces œuvres sont jetées. Cela devient un réflexe. Toutes ces œuvres sont abandonnées, détruites à la fin de leurs conceptions.

    1987 : achat d’un appareil photo. Se prend pour Man Ray, fait toutes sortes d’essai pour trafiquer des images. Apprécie la rapidité de la photo et son côté léché.
    Ses études se poursuivent. Il obtient son baccalauréat A3. Et se dirige vers des études d’histoire de l’art et d’archéologie à la Sorbonne.

    1988 : les études d’histoire de l’art sont une énorme déception. L’art ancien ne l’intéresse pas. Seul le cours concernant l’art du 19eme siècle lui plaît. Il apprécie de plus en plus Gustave COURBET.

    1989 : peu motivé par ses études, il loupe son DEUG.Afin de retarder son départ au service militaire, il travaille dans une bibliothèque jusqu’en juin 90. L’art disparaît complètement de son esprit. Il ne sait plus quoi faire, n’a envie de rien…

    Fin 1990 : Service militaire. Eric Marie se retrouve dans une caserne à Landau en Allemagne. Après ses classes on le nomme instructeur. Durant les exercices de tir, il fait des discours anti militariste. Le groupe dont il s’occupe ne fait aucune marche aux pas. Il instaure une petite anarchie au sein d’un système rigide.

    1991 : commence à faire une bande dessinée pour ses camarades de caserne. Cette bd raconte l’histoire d’un soldat français idiot nommé Bobig (ce nom vient d’une ville allemande) qui vit des aventures déplorables pendant la guerre du Golfe.

    Ces camarades finissent par le surnommer Bobig.
    Il déprime de plus en plus. Il supporte de moins en moins la pression hiérarchique. Il est viré de caserne (élément à surveiller en permanence, inapte au commandement) et se retrouve à Tubingen prés de Stuttgart. Les gradés lui font faire des taches ingrates pour le briser moralement.

    Ne croyant plus à rien, il trouve refuge dans l’art. Décide d’être artiste et devient Bobig.

    Œuvres :

  8. Collages sur son placard de chambre conçus avec le magazine Art press. (on y retrouve une photo de mapplethorpe, le grand verre…etc…)

  9. Initiation aux graffiti. tague son nom bobig sur les murs en Allemagne.

  10. Peinture à l’aérosol sur toiles.

  11. Durant les portes ouvertes de la caserne, passe une cassette de rap (suprême NTM) dans les haut-parleurs.

    1992 : – 1995 :

    Grosse production de photographies qui se poursuit jusqu’en 1995. Timide, il ne fait aucune démarche pour exposer.
    Il achète un ordinateur, fait de la retouche photo.

    1996 :
    Connexion sur Internet. Il décide de faire sa page web dans le but de vendre ses œuvres. Son fournisseur d’accès ne lui permet pas de faire du commerce. Sur un coup de tête il décide de faire des œuvres gratuites.
    Paie pour faire une expo de ses photos. C’est une grande déception, il décide de jeter toutes ses photos. Il recommence à zéro sur le réseau Internet.
    L’œuvre n’est plus importante à ses yeux, elle n’est qu’un moyen de communication, un prétexte aux contacts pour affirmer son existence d’artiste.. A partir de cette date, il aban(donnera) toutes ses œuvres. Celles ci peuvent prendre toutes les formes : peintures, photos, dessins, vidéos …tout et n’importe quoi. Le plus souvent il crée en fonction des commandes

    Œuvres :

  • Destruction de toute sa production photographique (une centaine de photos format 50 X 70 cm)

  • Bobig prend conscience qu’il est artiste. Cela lui suffit.

  • Création de son premier site Internet où il propose des œuvres gratuites.

  • Création du critique d’art Etienne Choubard (personnage fictif qui soutient bobig ). Lors d’une conférence, ce critique a dit : « l’art c’est n’importe quoi et c’est tant mieux »

  • Fait partie d’une association d’artistes sur le réseau (world art association). Son discours sur l’art gratuit gêne. Il reçoit souvent des courriers agressifs.

  • Intervient sur le forum de discussions d’Antoine MOREAU (fr.rec.arts.plastiques). Participe aux différentes discussions.

1997 :

Bobig continue son travail sur internet. Apprend à créer des pages html. S’intéresse à l’intéractivité. Travailler sur ordinateur lui convient. Le résultat est rapide et on peut tout effacer d’un seul clic de souris.

Ces contacts sur Internet sont de plus en plus nombreux. Chaque discussion engagée aboutit le plus souvent à un aban(don) d’œuvres.

Œuvres :

  • Expose ses travaux sur micro via sa page web (photos retouchées puis retravaillées avec pastel ou peinture acrylique) Il commence à envoyer des commandes surtout aux Etats Unis

  • Demande aux acquéreurs de lui envoyer une photo de l’œuvre dans leurs environnements. Très peu de retour.

  • Bobig veut inciter les visiteurs de son site web à créer. Possibilité de dessiner sur son site et de lui envoyer le dessin pour monter une galerie virtuelle. Taux de participation proche du zéro.

  • Fait une poésie en VRML » pataprout patacaca » (format 3D pour Internet). Cette poésie était inventée par bobig et son fils Julien.

  • Continue de participer au forum de discussions. Dans le but d’aban(donner) ses œuvres.

  • S’abonne à des forums pornographiques, télécharge des images et les retravaillent avec des programmes graphiques. Exposition d’une de ces photos lors d’une exposition collective sur Internet

  • Souhaite créer une galerie en 3D pour faire des installations virtuelles. L’idée est abandonnée faute de moyens techniques.

  • Achète une webcam pour faire des performances en direct. Aucun succès.

  • Participe à une exposition en russie. Un artiste russe le contacte pour qu’il participe à une exposition. Bobig lui envoie uen diapositive en lui décrivant briévement la manière dont la photo doit être projetée. L’œuvre apparaîtra sur un site russe.

1998 :

Bobig continue ses activités sur le réseau. Il expose de plus en plus ses idées sur l’art dans les forums de discussion. :

L’art c’est n’importe quoi et c’est tant mieux

Je préfère vivre l’art que vivre de l’art

Free your mind and your art will follow.

Free art = free artist

Son site internet change plusieurs fois d’apparences, disparaît puis réapparaît. Cette inconstance lui plaît.

1999 :

Année importante. Bobig rencontre un artiste Antoine MOREAU. Ce dernier le convie à discuter avec des étudiants en arts plastiques puis l’invite à « manifestation 2 »  pour qu’il y fasse une action artistique.
Achat d’un graveur qui lui donne la possibilité de faire ces premiéres œuvres multimédias (« les multichoses »).

Œuvres :

  • propose des vidéos personnalisées via son site web. L’acquéreur posséde une cassette vidéo unique où son nom est cité. Le film s’intitule « de rosenfeld à kerautret » commence toujours par la phrase « tiens là je commence le film d’untel », le sujet est toujours le même : Bobig se balade de la rue rosenfeld à la rue kerautret avec son camescope qui pendouille au cou.

  • Manifestation 2 : bobig vient avec une valise remplie d’œuvres de bobig (photos, toiles, stickers, cd de musique, cdrom ) et les aban(donne) sur le lieu de la manifestation.

  • Propose un concours sur internet. Le gagnant au tirage au sort obtiendra une peinture sur toile. Erreur technique , le chapeau où tous les noms étaient déposés tombe sur le sol et répand tous les noms par terre. Tout le monde est gagnant.

  • Formulaire sur sa page web qui propose aux visiteurs d’imaginer une œuvre de bobig.

  • Elaboration de la carte des « créateurs d’œuvres de bobig » qui donne le droit au possesseur de créer des œuvres en utilisant le nom de bobig.

  • Séance d’hypnose sur son site web qui aide le visiteur à devenir artiste. Bobig insiste sur le fait qu’être artiste n’est qu’une simple décision. Idée peu originale mais qui n’est pas souvent appliquée.

  • Passe une annonce pour trouver un emploi fictif (annonce sur internet et distribuer à ACCES LOCAL durant « copyleft attitude 1 ») Cet emploi fictif permettrait à bobig de continuer son art gratuit sans dépenser trop d’argent.