Je recherche un emploi fictif

Les récentes actualités ont fait remonter une artisterie datant de janvier 2000  « je recherche un emploi fictif »
L’idée était simple. Pour m’aider à continuer à produire de l’art gratuit, je distribuais un petit tract demandant un emploi fictif. Si mes souvenirs sont justes, le texte était le suivant :

« vous êtes un homme politique ( Ministre, député ou maire) avec des relations étroites avec des entreprises privées ou publiques, aidez moi à trouver un emploi fictif pour me permettre de créer des œuvres d’art et de les distribuer gratuitement. Merci de votre soutien »

le 21 janvier 2000, j’ai donc distribué ces tracts lors de la « copyleft attitude » Une initiative proposée par François Deck, Emmanuelle Gall, Antonio Gallego, Roberto Martinez et Antoine Moreau. hélas, contrairement à Pénélope Fillon,  cette initiative n’a rencontré aucun succès.
Je pense qu’un des tracts a été récupéré par Ghislain Mollet-Viéville dans un de ses dossiers me concernant (à vérifier)

Ci dessous les réactions à l’époque :

(art is humour)

Voilà à quoi sont réduits les artistes aujourd’hui…
à solliciter des emplois fictifs !
Je le dis tous les jours à mes proches…

« dans l’ART il n’y rien bon
tous les artistes sont des imposteurs !
de la racaille ! des drogués ! des athées ! »

Il faudrait rétablir l’Académie des Beaux Arts et faire
le ménage dans les écoles ! mettre tous ces fainéants
d’artistes au travail ! faire de grandes décorations dans
les églises et les ambassades ! faire cesser les orgies et
arrêter les intellectuels hérétiques!

La Nation ne peut plus accepter un tel scandale !
l’Art a besoin d’une moralisation !
Retroussons nos manches citoyens sauvons notre culture !

Loz On The Net (légèrement réactionnaire aujourd’hui… non ?)

 


C’est pas mal de s’adresser aux ministres, maires et députés, il y en a sans
doute beaucoup sur la liste. Mais pourquoi pas s’adresser aux gens comme
tout le monde?
Il est probable qu’un « artiste », même au chômage, même amateur, même chargé
d’études, ne s’abaisse pas à ça.