Le concours de Bobig
Publié par Bobig le 30 oct 2011 dans Performance | 1 commentaireJ’ai décidé d’être un artiste en 1991, je m’agite sur internet depuis 1995. En farfouillant les archives du web, je découvre des artisteries presque oubliées mais qui ont eu pourtant de belles conséquences. Exemple avec « le concours de Bobig » datant du 13 février 1999.

L’idée était simple. Sur le forum fr.rec.arts.plastiques, j’ai proposé aux visiteurs un concours qui me permettait de promouvoir mon art gratuit. Ci dessous le texte de présentation :
Participez nombreux au concours de Bobig. 3 prix à gagner…
1er prix : une peinture de Bobig (toile format 10 f)
2eme prix : un cdrom
3eme prix: une impression photo signé par l’auteur.
pour participer, il suffit uniquement d’envoyer vos coordonnées (nom et adresse) à bo…@infonie.fr.Un tirage au sort aura lieu fin mars pour désigner les gagnants.BOBIG
« l’art C n’importe quoi et C tant mieux »
Etienne CHOUBARD 1984http://perso.infonie.fr/bobig/
Une petite réaction à l’annonce m’avait fait sourire mais elle démontrait déjà l’attitude de méfiance vis à vis de la gratuité de l’art.
Oh la méthode discrète pour obtenir les coordonnées des gens!!!
Tes oeuvres sont des gros sabots en bois, non?
Tu constitues un fichier pour exploitation
1/ perso?
2/ semi commerciale?
3/ complètement commerciale?Combien en as tu récolté?
On peut lire la discussion ici (je ne suis pas tellement fier de mes réponses, ça ne volait pas haut)
Le 31 mars 1999, j’ai annoncé les résultats du concours :
Suite à un incident dépendant de ma volonté, tous les participants ont gagné le premier prix (un peu comme à l’école des fans).. Dans les semaines qui suivent , tous les gagnants recevront donc une toile de bobig.
–
BOBIG
« free art = free artist »
Etienne CHOUBARD 1987http://perso.infonie.fr/bobig/
ps: tous les participants recevront d’abord un courrier expliquant les raisons de ce résultat.
Si mes souvenirs sont justes, les gagnants ont reçu une peinture accompagnée d’une lettre où j’expliquais que mon fils avait renversé le chapeau dans lequel étaient entreposés les noms des participants. Tous les papiers répandus sur le sol, chacun avait gagné une artisterie.
Les peintures envoyées n’étaient pas d’une grande qualité, je les avais torché pour faire les envois le plus rapidement possible. Parmi les destinataires, un certain Ghislain Mollet-Viéville qui a ensuite participé à une autre artisterie. C’était en 1999. Mes balbutiements commençaient à se faire entendre sur le web.


Dada, dit aussi dadaïsme, est un mouvement intellectuel, littéraire et artistique qui, entre 1914 et 1918, se caractérisa par une remise en cause, à la manière de la table rase, de toutes les conventions et contraintes idéologiques, artistiques et politiques.
Malgré la Première Guerre mondiale, Dada connut une rapide propagation internationale.
Ce mouvement a mis en avant l’esprit d’enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le rejet de la raison et de la logique, l’extravagance, la dérision et l’humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les « vieilleries » du passé comme celles du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils recherchaient également cette liberté dans le langage, qu’ils aimaient lyrique et hétéroclite.
Création de DADA
Le terme Dada est né en mai 1916 à Zürich (Suisse) par la grâce des poètes Hugo Ball, Tristan Tzara et des peintres Jean Arp, Marcel Janco, Sophie Taeuber-Arp. Ils investissent une grande taverne, celle de la Spiegelgasse 1 dans le quartier du Niederdorf, la transforment en café littéraire et artistique et la rebaptisent « Cabaret Voltaire ».
La version la plus courante quant à l’origine du mot est celle du hasard ludique : un dictionnaire ouvert au hasard et un coupe-papier qui tombe sur le mot « dada ». En réaction à l’absurdité et à la tragédie de la Première Guerre mondiale, ils baptisent le mouvement qu’ils viennent de créer en ce nom et aussi en opposition avec tous les mouvements se finissant en -isme. Dada n’est « ni un dogme, ni une école, mais plutôt une constellation d’individus et de facettes libres », précisait à l’époque Tristan Tzara. Hétéroclite et spontané, Dada s’est aussi imposé comme un mouvement sans véritable chef de file. Tous les dadaïstes étaient présidents.
Marc Dachy a donné toutes les versions sur l’origine du mot, jusqu’à citer le peintre Paul Gauguin qui avait déclaré : « Quant à moi, j’ai reculé dans mon enfance jusqu’à mon dada », ainsi selon Giovanni Lista, il s’agirait plutôt d’une volonté délibérée d’ancrer le mouvement dans un retour aux valeurs de l’enfance : Hugo Ball, le fondateur du mouvement déclara, avant guerre, qu’il devait « sauver le petit cheval de bois ». Ce qui l’incitera à donner ce nom au mouvement. Il note dans son journal à la date du 18 avril 1916 : « Dada signifie « oui, oui » en roumain, « cheval à bascule » et « marotte » en français. Pour les Allemands, c’est un signe de naïveté un peu folle, de lien très étroit entre la joie de la procréation et la préoccupation pour la voiture d’enfant. »1