J’ai décidé d’être un artiste en 1991, je m’agite sur internet depuis 1995. En farfouillant les archives du web, je découvre des artisteries presque oubliées mais qui ont eu pourtant de belles conséquences. Exemple avec « le concours de Bobig » datant du 13 février 1999.

L’idée était simple. Sur le forum fr.rec.arts.plastiques, j’ai proposé aux visiteurs un concours qui me permettait de promouvoir mon art gratuit. Ci dessous le texte de présentation :
Participez nombreux au concours de Bobig. 3 prix à gagner…
1er prix : une peinture de Bobig (toile format 10 f)
2eme prix : un cdrom
3eme prix: une impression photo signé par l’auteur.
pour participer, il suffit uniquement d’envoyer vos coordonnées (nom et adresse) à bo…@infonie.fr.Un tirage au sort aura lieu fin mars pour désigner les gagnants.BOBIG
« l’art C n’importe quoi et C tant mieux »
Etienne CHOUBARD 1984http://perso.infonie.fr/bobig/
Une petite réaction à l’annonce m’avait fait sourire mais elle démontrait déjà l’attitude de méfiance vis à vis de la gratuité de l’art.
Oh la méthode discrète pour obtenir les coordonnées des gens!!!
Tes oeuvres sont des gros sabots en bois, non?
Tu constitues un fichier pour exploitation
1/ perso?
2/ semi commerciale?
3/ complètement commerciale?Combien en as tu récolté?
On peut lire la discussion ici (je ne suis pas tellement fier de mes réponses, ça ne volait pas haut)
Le 31 mars 1999, j’ai annoncé les résultats du concours :
Suite à un incident dépendant de ma volonté, tous les participants ont gagné le premier prix (un peu comme à l’école des fans).. Dans les semaines qui suivent , tous les gagnants recevront donc une toile de bobig.
–
BOBIG
« free art = free artist »
Etienne CHOUBARD 1987http://perso.infonie.fr/bobig/
ps: tous les participants recevront d’abord un courrier expliquant les raisons de ce résultat.
Si mes souvenirs sont justes, les gagnants ont reçu une peinture accompagnée d’une lettre où j’expliquais que mon fils avait renversé le chapeau dans lequel étaient entreposés les noms des participants. Tous les papiers répandus sur le sol, chacun avait gagné une artisterie.
Les peintures envoyées n’étaient pas d’une grande qualité, je les avais torché pour faire les envois le plus rapidement possible. Parmi les destinataires, un certain Ghislain Mollet-Viéville qui a ensuite participé à une autre artisterie. C’était en 1999. Mes balbutiements commençaient à se faire entendre sur le web.











