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Publié par Bobig le 28 nov 2010 dans Photographie | 0 commentaires2010 – Download (right click + save as…) – print and share.
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En 1999, je lançais le projet des cartes de créateurs d’œuvres de Bobig donnant la possibilité au possesseur de la carte de créer une oeuvre en la signant Bobig. L’œuvre créée pouvait prendre n’importe quelle forme mais devait être gratuite. Après avoir abandonné mes oeuvres, j’abandonnais ma signature.

Dans le livre « Fonctionnement et dysfonctionnement de l’art contemporain » de Fred Forest, ma démarche a été présenté de la façon suivante :
« Bobig, 31 ans, est chargé d’études dans un organisme social. Un choix de vie délibéré pour un artiste qui ne veut pas vivre de ses activités artistiques et qui demande à d’autres de produire ses œuvres, qu’il signe et offre , sur le principe de totale gratuité réciproque »
C’est une bonne description. Une seule erreur s’est glissée, je ne signe pas les oeuvres des possesseurs de la carte. Ce sont eux qui décident si l’oeuvre est bobigienne ou non.
Une exposition a eu lieu à FREELAND du 3 juin au 30 octobre 2000. Lors du vernissage, il était interessant de constater que les visiteurs finissaient par voir des oeuvres de Bobig partout. Certains sont même partis avec des objets qui n’étaient pas signés Bobig et du créateur associé (j’ai aperçu un visiteur partir avec un pot de fleur) . L’idée a contaminé FREELAND comme un virus.
Finalement, l’œuvre n’était pas les objets de bobig exposés mais la galerie FREELAND envahie par l’idée qu’une œuvre de Bobig pouvait prendre n’importe quelle forme.
A lire et à apprécier, les dessins de Sholby, qui doit être le seul a encore utiliser cette carte de nos jours :
En 2004, Inspiré par le parrainage des associations humanitaires, je fais cette proposition pour la biennale de Paris. Cliquez sur l’image pour télécharger le document.
Au détour d’un lien, je suis tombé sur ce texte de Paul Ardenne « L’art prestataire de services et entrepreneurial ». Il cite mon travail en ces termes :
Bobig, artiste, a mis au point l’association Parrainez un artiste (lui-même, en l’occurrence), une voie ouverte avant lui, quelques années plus tôt, par Matthieu Laurette et Édouard Boyer (pour ce dernier, citons sa Bio-Assistance, structure d’appel de dons conviant les entreprises à verser une partie de leur chiffre d’affaires à l’artiste pour qu’il puisse mener sa vie, tout simplement). Finalité : gérer au mieux sa propre survie matérielle, en parasite.
Je me permets juste une remarque sur cette dernière phrase. Je n’ai pas besoin de gérer ma survie matérielle car j’ai un travail fixe qui me permet de créer en toute indépendance. Je trouve que le mot « parasite » a une connotation négative. Il faut voir l’association « parrainez un artiste » comme un gag. Un pied de nez au discours que je tiens depuis plusieurs années.
Cela dit, que Paul Ardenne me cite dans un de ces textes m’a procuré un petit frisson de satisfaction.