Séance de Biking

Depuis Septembre, dans ma salle de gym, je sculpte mon corps en participant à des cours collectifs. Dimanche, culture physique et la semaine, séance de biking. Biking ? Dans une petite salle, des vélos d’appartement sont alignés. Au rythme de la musique et avec l’aide d’un coach, on pédale comme des fous furieux. On enchaine six morceaux de musique qui varient de la techno hardcore à du Richard Clayderman. Accident cardiaque garanti.

Trois entraineurs se partagent les séances. trois styles différents.

Le black :
C’est le plus sobre. Il vient, fait son cours, balance deux ou trois plaisanteries pour détendre les muscles. Rien à dire. Les mares de sueur sous les vélos démontrent l’efficacité de son coaching.

La blonde :
Les choses sérieuses commencent. on ne plaisante plus. cette charmante jeune fille nous impose un rythme enlevé. Impossible de ne pas brûler de calories. Quand elle est au sommet de l’effort, elle pousse des petits cris qui ferait l’honneur des films avec Brigitte Lahaie. Vous ajoutez ses petits seins de bakélite qui s’agitent pendant le pédalage. je suis le plus heureux des membres du club de sport.

La brute :
Alors là c’est mon chouchou. Comment le décrire ? Vous prenez un jean Claude Vandamme un peu court sur pattes. Ce type ne s’entraine pas, il vit le biking. Son corps et la machine sont liés par un mystérieux lien qui lui fait pousser des cris de bête. Au début, ça surprend. limite ça fait peur, mais au fur et à mesure on s’habitue. On le regarde comme un spectacle de l’émission « cabaret » de Patrick Sébastien. La scène la plus marquante : quand on lance un morceau hard rock où le groupe va se lancer dans le gros effort physique, il fait le signe de croix et nous annonce avec des trémolos dans la voix « OKAY !! c’est parti pour la cote de la vérité !!!! » là j’avoue que je travaille plus les muscles zygomatiques que celui des cuisses.


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No sarkozy Day

Dans la série « on utilise internet pour pondre des trucs qui ne servent à rien », je vous propose le « no sarkozy day ». Le principe est simple : Boycotter Nicolas Sarkozy durant une journée.

Quand on se balade sur le site du No Sarkozy, ça commence mal avec la rubrique « qui sommes nous ? », je copie/colle :

géré par une équipe indépendante de tout syndicat, parti politique. L’équipe est composée de simples citoyens et militants opposés à la politique du gouvernement Sarkozy.

On sent le gros pipeau. Le truc populiste pour attirer un maximum de personnes. Pas de parti, pas de syndicat…il ne faut pas pousser mémé dans les orties ! Ce truc est politisé. point barre. stop  ! de faire les faux culs. Les liens sur désobeir.net montre bien la nature des membres. la crise de fou rire vient avec l’entretien d’un des membres de l’association. Avec son look cheveux longs et poils au menton, on sent que Benjamin Ball est un ancien gars de l’UMP jeunesse déçu par le sarkozysme. En faisant une recherche, ce n’est pas le premier coup d’essai du garçon. Il a un blog avec un joli logo « wikio » . Un activisme du web un peu faiblard qui fantasme sur le nombre d’inscrits sur facebook et qui se retrouvent trois pelés et un tondu je jour J.
Pourtant l’idée de cette journée sans sarkozy , inspirée par celle contre berlusconi,pouvait être marrante si seulement il n’y avait pas cette hypocrisie.
C’est tellement ennuyeux que je préfère utiliser ma méthode pour dégager notre cher président. Méthode simple, qui me fera sans doute passer pour un vieux con, mais qui a fait ses preuves. Dans mon portefeuille, j’ai une carte d’électeur que je dégaine à chaque occasion.


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Bobig sponsorisé

Grosse surprise aujourd’hui pour un super projet qui va me permettre enfin de gagner ma vie d’artiste.

Je m’explique. Depuis plus de dix ans, je fais de l’art gratuit. j’abandonne mes œuvres via des rencontres ou le réseau internet. Faire dans la gratuité n’implique pas l’absence de rémunération. En Octobre 2009, j’ai été contacté par une entreprise – Nestlé – qui va jouer le rôle de mécène. On va d’abord parler des avantages. Je vais pouvoir faire des œuvres plus importantes : Installations in situ, peintures grand format , participer à des foires internationales d’art contemporain… Bonus non négligeable : je vais gagner des brouzoufes. Un petit salaire versé par Nestlé – environ 1500 euros par mois. Madame Bobig est folle de joie.
Maintenant parlons des inconvénients. Malgré les promesses de Nestlé de ne pas interférer dans mon processus créatif, j’ai la sensation de perdre mon indépendance. Autre contrainte, l’obligation d’insérer le logo « Nestlé » dans mes artisteries. J’essaierai de le faire le plus discrètement possible.
Bref, une petite révolution dans mes projets artistiques. j’espère que le bilan sera positif !!


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