BOBIG

L'art et la vie de Bobig confondus.

Become her sensual king

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  • Date : 28 mar 2010
  • Categorie: Peintures
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Smiling Guy

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2010 – Acrylique sur toile – aban(donnée) à Bruno A.

Smiling Guy # 003

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Carton avec ronds

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Rond

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  • Date : 16 mar 2010
  • Categorie: Textes
  • Commentaires: Aucun

Comment je suis devenu Bobig

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Il y a peu de temps, ma fille m’a interrogé sur l’origine de mon identité artistique. Comment suis je devenu Bobig ?

Il faut remonter dans le temps. Précisément en Janvier 1991. Alors que l’opération militaire « Tempête du désert » débutait en Iraq, j’effectuais mon service militaire en Allemagne. Ce n’était pas une époque heureuse. Avec mon attitude décalée, j’étais peu apprécié de la hiérarchie militaire. les gradés s’acharnaient sans cesse sur moi. Je détestais les engagés et ils me le rendaient bien. Je résistais bien que mal.
Partir en permission était une rareté et quand cela arrivait, j’appréciais les minutes de la sortie de caserne pour rejoindre ma famille. Un grand poids disparaissait. Je respirais enfin.
Nous sommes donc en janvier 1991, un vendredi après midi. J’embarque dans le train direction la France. Nous parcourons à peine quelques kilomètres lorsque je sens des soubresauts. Le train s’arrête brusquement prés d’une gare. La gare de Neustadt Böbig. On reste bloqué de longues minutes. La colère gronde dans le wagon. Les militaires ne sont pas connu pour leur finesse d’esprit. L’ambiance est tendue. Je choisis ce moment pour péter un gros cable. Ne me demandez aucune explication mais je me suis mis à hurler le mot « BÖBIG » .

BÖBIG !! BÖBIG !! BÖBIG !!

Comme par miracle, le train redémarre. L’atmosphère se détend. Les camarades présents dans le compartiment me fixent, encore étonnés par ma réaction.
Mon week end a défilé à une telle vitesse. quelle tristesse de retourner dans cette caserne de la petite ville de Landau. Heureusement, j’ai rapidement compris que pour éviter de sombrer dans la dépression, il fallait me trouver un défouloir. Un endroit dans lequel me réfugier pour résister à la connerie militaire. J’ai très vite découvert ce territoire : L’art.
Armé d’un stylo et de feuilles blanches, j’ai commencé une bande dessinée : « Böbig dans la chaleur de l’Iraq ». L’histoire d’un engagé français appelé Böbig, un con qui vivait des aventures déplorables. Cette BD a connu un joli petit succès dans la caserne mais n’a pas vraiment amélioré ma relation avec l’autorité militaire.
Depuis le début de mon service militaire, j’avais évité d’aller au trou. Malgré cette chance, j’ai été convoqué chez un gradé qui m’a annoncé qu’il me virait dans une caserne disciplinaire. J’ai appris bien plus tard qu’un appelé m’avait dénoncé.
Imaginez mon désarroi. J’avais résisté à cette pression pendant deux ou trois mois et patatras, on m’envoyait dans un endroit encore plus dur.

Les jours s’écoulent lentement dans ma nouvelle affectation. Je continue à m’évader artistiquement. Dessins, collages… En avril, un responsable m’annonce que je dois effectuer une garde de prison dans la ville de Landau. Après quelques heures de route, je franchis les portes de ma caserne d’origine.
C’est à cet instant précis que je suis devenu Böbig. A peine les portes franchies, d’anciens camarades de chambrée m’ont reconnu et ont scandé un nom  dans la grande cour « Böbig ! Böbig ». Quel plaisir d’entendre ce mot. Avec ma créativité, j’avais laissé une petite trace dans l’esprit de quelques-uns.

C’est ainsi qu’après avoir incarné un personnage de BD, Böbig devenait mon nom d’artiste (et aussi un tag). l’accent est resté sur le ö jusqu’en 1997 , année où il a disparu sans donner d’explication.

Smiling guy # 002

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Jeune fille

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