on vit parfois des instants douloureux. Un face à face avec nous même où l’on se découvre tel que l’on est. Sans artifice. Vendredi soir, je suis allé chez les coiffeur.

034

Accompagné de miss Bobig, on ose le salon de coiffure grand standing. Dés le départ, on est cajolé. Une jeune fille aux mains délicates m’accompagne. Je m’assois. Avec un pinceau, elle m’applique un soin pour le cuir chevelu. Je suis devenu une toile.
Lavage des cheveux. Première surprise. le siège procure des massages le long du dos. Je résume. on me lave les cheveux avec des mouvements doux + tripotage des lombaires. Je ne suis pas loin de l’orgasme (je suis un grand sensible) mais je me contrôle. Ma fille m’observe.

« monsieur vous pouvez vous lever, José va vous coiffer… »
- bonsoir monsieur, alors je vous fais quoi…
- Alors c’est tout simple. j’ai les cheveux longs, je veux uniquement que vous les coupiez un petit peu (je montre à peu prés la longueur de je souhaite)
- Okay c’est parti.

Elément important à signaler. Je ne porte pas mes lunettes pendant la coupe de cheveux. Conséquence. J’observe dans le miroir un vague forme floue. La séance commence. Discussion sur la météorologie, les courses de Noël, le flux migratoire des pucerons du sud-est asiatique…
« Voilà c’est fini ! »Au bout de vingt minutes, je peux à nouveau chausser mes lunettes. Et là..la constatation est toute simple. Je ressemble à un playmobil.

« alors ça vous plaît ? » . Intérieurement, je pense « mais bordel de merde, tu as vu ce que tu as fait connard !! je te demande les pointes et tu me fais une coupe de bouffon !! t’es con ou quoi ? », extérieurement « oui c’est très bien… » J’ai gagné le prix lâcheté 2009. Le pire est à venir.
J’affronte le regard de ma fille. « alors tu le trouves beau ton popa ? ». Silence. Miss bobig m’observe, petit sourire en coin. « oui ça lui va bien ». Je suis à moitié rassuré par sa réponse. J’aimerai bien savoir ce qu’elle pense intimement.

On fonce à la caisse, je sors la carte bleue. La somme tombe. 145 euros. je ressens une douleur vers le coqxis. On sort dans le froid humide. Miss Bobig me regarde et chuchote « papa c’est drôle, tu ressembles à un playmobil ».  Je réalise que je n’étais pas le seul peureux dans le salon. Tel père, telle fille.


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Twilight

Parfois, on prend des décisions difficiles pour faire plaisir à autrui. On sacrifie quelques heures de sa vie pour plonger dans les ténèbres. il y a deux semaines, j’ai maté Twilight 1 et 2 avec miss bobig.

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Le premier épisode a été visionné dans la discrétion de mon appartement. Confortablement installé, j’ai cliqué « play ». C’est parti mon kiki.
L’action se situe dans une région pluvieuse d’Amérique du nord. Une jeune citadine atterrit dans un trou perdu, essayant de s’intégrer dans la vie scolaire. Après  une tentative pour faire partie du groupe des bouffons du collège, elle flashe sur les rebelles : Les Cullen. Ces derniers sont un savant mélange entre la famille Adams et le groupe Tokio hôtel. Autre détail, ils sont aussi vampires. Buveurs de sang new génération avec un aspect « on souffre de la crise financière », des crocs peu acérés,  fuyant la lumière du soleil, non pas pour éviter de se consumer mais parce que leurs peaux brillent comme la plus belle  boule à facettes de la discothèque de la chapelle Thouarault.

Dans le groupe des vampires, il y a un beau mâle mystérieux (personnellement je trouve qu’il a une tête d’ampoule, mais le fait est qu’il plait beaucoup aux demoiselles). Logique, il tombe amoureux de la jeune fille. Seule contrainte, il ne peut pas lui faire subir des assauts sexuels sous peine de la croquer et de la perdre pour toujours. Pas de bol.

Etiré sur deux heures, le premier épisode est agréable à mater si on fait abstraction du côté asexué des personnages. La course poursuite entre un méchant vampire et la pucelle  est bien foutue. l’héroïne se prend des gros coups à travers la tronche, jambe avec fracture ouverte, morsure…. Malgré ces épreuves physiques, elle reste bouche bée devant tête d’ampoule. Deux hypothèses : c’est une parfaite idiote ou une masochiste. on aura la réponse dans le deuxième épisode.

Twilight 2 : là, l’effort est surhumain. je dois visionner le film dans une salle de cinéma. Une vraie !! avec des gens dedans qui mangent du pop-corn. Deuxième épisode. Tête d’ampoule (le vampire beau gosse) présente sa fiancé à ses parents.  Comme premier contact, ça chie totalement dans la colle. Un des frangins essaie de la mordre. Re-baston. La gamine se prend un coup de pied latéral et atterrit, tête la première, sur la commode Louis XVI du futur beau papa. On a bien confirmation, son masochisme la pousse à continuer de fréquenter le suceur de sang. Sauf que…Tête d’ampoule réalise que son couple merdoie. Il décide de rompre pour le bien de tous.

A partir de cet instant, j’ai perdu un peu la notion du temps. La gamine se replie sur elle même. Elle passe ses journées à mater par la fenêtre. Voir cette déchéance  avec la floraison de réseaux sociaux de notre époque, je peux vous dire que ça fait mal au coeur. Pas de messenger, ni twitter ou facebook. Au bout de six mois végétatifs, elle réagit et fréquente un nouveau garçon. Jeune indien qui poursuit ses études dans le collège de la réserve. Alors là, vous me croyez ou non. Mais cette fille n’a pas de bol. Après ses blessures suite à la fréquentation du vampire,  sa peine de coeur…elle réalise que le jeune indien est un loup-garou. Sans déconner. D’une humeur taquine, j’ai chuchoté à ma fille que l’épisode 3 se passerait avec des lutins. On a bien rigolé.  Anecdote : alors que les vampires sont des boules à facettes, les loups garous sont fiévreux. 42 dégrés,   24 heures sur 24. En période de pandémie de H1N1, les voisins de ces zigotos ne doivent pas être rassuré.

Bon , je ne vais pas raconter le deuxième épisode en entier.  Juste une précision, avant d’aller au cinoche, avaler une bonne rasade de whisky ou fumer deux  ou trois joints, ça aide à avoir l’esprit ouvert.


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